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Martin Hausler crée sa propre révolution cubaine

2015-12-02 Après cinquante ans de Fidel Castro, d’increvables vieilles voitures américaines (les « maquinas »), de carnets de rationnement tant décriés (la « libreta ») et de pans entiers de belles architectures en lente déliquescence dans la moiteur des tropiques, Cuba est en train de vivre une renaissance.

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Que cela plaise ou non, l’Amérique débarque.

Les photographes professionnels adorent cette île, la plus grande des Antilles. Ils y viennent pour la couleur, la lumière, les habitants et l’élégance fanée du lieu, très à la mode.

Mais de son côté, armé d’un Hasselblad H5D-50c et d’une ample expérience de la prise de vue à Cuba, Martin Hausler, photographe allemand internationalement reconnu, mène une révolution cubaine très personnelle.

Il compose actuellement un beau livre grand format (provisoirement sans titre) presque exclusivement tiré d’un mois de prise de vues avec une équipe comptant jusqu’à quinze personnes, et doublé d’un webisode original (filmé des coulisses façon téléréalité).

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Pour Martin, il s’agit de capturer l’air du temps à Cuba, un instantané en quelque sorte, mais très éloigné, précise-t-il, des clichés que ferait n’importe qui d’autre.

Dans une interview pour Hasselblad, il explique : « Au fil des ans, j’ai accumulé des quantités de photos de Cuba et mes disques durs en sont pleins. Bien sûr, j’ai aussi ce que tout le monde photographie là-bas, les voitures, les gens dans la rue, les bâtiments… mais c’est une île qui fourmille de jeunes talents et de femmes superbes.

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Pour ce livre, j’ai voulu capter l’étonnant ‘creative cool’ qui s’y manifeste en abondance aujourd’hui, mais avec un angle d’attaque particulier. C’est une approche qui diffère d’un beau livre d’art. J’ai essayé d’introduire un reflet du monde américain – c’est-à-dire ma manière d’opérer quand je suis au États-Unis. Par exemple, j’ai créé une figure de femme ‘super-héros’, mais au lieu de la situer dans une belle demeure ancienne, elle est photographiée dans un dangereux gratte-ciel abandonné de La Havane, tout au bord du toit ! »

Une autre prise de vue a pour cadre un appartement défraîchi qu’il avait loué à une vieille Cubaine octogénaire.

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Les sessions de photo ont eu pour cadre des bâtiments agricoles infestés de rats et de vieilles salles de cinéma, ainsi qu’un parc public à l’extérieur de La Havane où l’équipe piétinait des cadavres de poules égorgées. Et des plages aussi, où des adaptes du culte vaudou sacrifiaient des volailles à quelques mètres de l’endroit où se déroulait la session.

Comment Martin et Hasselblad ont capté Cuba :

Martin a débuté sa carrière en tournant des vidéos avant de passer à la photographie (le cheminement inverse est plus habituel) et il s’est appuyé sur son expérience de l’éclairage de film pour les photos prises à Cuba en 2015.

« J’ai mon H5D avec ses objectifs et Hasselblad m’a prêté un nouveau  H5D-50c – qui nous a fait de gagner beaucoup de temps sur certaines prises de vue. Je travaille avec le moyen format Hasselblad depuis huit ans, c’est un système qui correspond parfaitement à mon style. La principale raison d’utiliser la très haute résolution, c’est la possibilité qu’elle me donne de recadrer les images. Les qualités essentielles, ce sont le style visuel, la profondeur de champ, la netteté.

Le résultat, particulièrement quand je photographie pour un livre comme celui-ci, ou une exposition, est réellement magnifique et je souhaite ne jamais perdre ce style et cette qualité. »

Ne ratez pas notre prochain article sur la révolution cubaine de Martin Hausler, à la sortie de son livre l’année prochaine.

www.martinhausler.com
www.facebook.com/MartinHauslerPhotographer

Le Hasselblad H5D-50c fait actuellement l’objet d’une offre promotionnelle pour une durée limitée.

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