Storytellers

Yanan Li

Pourquoi le célèbre photographe chinois Yanan Li a eu le déclic pour la Suède… et pour Hasselblad

C’est au génie du réalisateur suédois Ingmar Bergman et au son rassurant du déclencheur d’un Hasselblad – « le plus musical au monde ! » – que l’on doit la décision de Yanan Li, photographe chinois de réputation internationale, de s’installer en Suède en 1999.

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Un changement de vie radical, que Yanan n’a jamais regretté.

Il y a onze ans, il collaborait avec l’écrivain Anna-Karen Palm à la réalisation d’un ouvrage (et d’une exposition) sur le thème du célèbre Hôtel de ville de Stockholm, vitrine privilégiée de la culture suédoise. Sa mission : mettre le langage cinématographique au service des merveilles de ce bâtiment – y compris une série « quatre saisons » de représentations sur fond des immeubles de la ville.

Mais laissons-lui la parole : « Un photographe professionnel doit produire des images de très haute qualité, prises en des lieux et lors de manifestations très divers.  J’ai ainsi pris des photographies officielles de la reine de Suède pour le compte de l’organisation caritative Silviahemmet, ainsi que pour la Fondation Nobel. Pour m’acquitter de telles missions, je dois pouvoir compter sur mon appareil photo. Un appareil qui doit donner des résultats optimaux jour après jour. »

Et le choix de Yanan se porte invariablement sur un Hasselblad.  « Quand j’ai un Hasselblad en main, dit-il, je ressens le besoin impérieux de prendre des clichés exceptionnels. À mon arrivée en Suède, je me suis inscrit dans une école de cinéma de Göteborg. Pendant mes études, on nous a emmenés voir la fabrication des appareils Hasselblad. Ce jour m’a marqué à vie. Le temps que j’ai passé à me servir du Système V a vraiment joué sur ma perception du sujet.

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Au fil du temps, j’ai possédé de nombreux Hasselblad : 500el, 500CX, 503CW, H2D, H3D, H4D, etc.  Lorsque j’ai pu faire usage d’un Hasselblad pour la première fois, le monde s’est littéralement arrêté devant mes yeux. Le format 6×6 exclusif et la prise en main particulière de l’appareil me poussaient à prendre davantage le temps de penser la composition. Mon appréhension de chaque cliché est devenue plus posée. Je me suis davantage concentré sur une exploitation intégrale du cadre de l’image. »

Et d’ajouter : « Quand le premier Hasselblad numérique est sorti, il a ouvert des horizons totalement neufs avec son extraordinaire profondeur chromatique et sa très haute résolution. Ça a vraiment été un choc pour moi – et avec l’autofocus, c’est tout un monde qui s’ouvrait à moi.

Il est assez incroyable de constater à quel point les appareils des systèmes V et H ont conservé ces remarquables qualités de prise de vues. Du Système V au Système H, Hasselblad a conforté sa position de leader. Et maintenant le dos numérique CFV me permet d’apprécier en quelle haute estime Hasselblad tient ses clients. »

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Yanan poursuit : « Je dois le reconnaître, je ne connaissais pas grand chose à la Suède… Je la confondais toujours avec la Suisse. M’y étant intéressé de plus près et ayant découvert que de grands noms tels que Volvo, Ericsson, H&M, IKEA, ABBA, Nobel, Ingmar Bergman et bien sûr Hasselblad en étaient originaires, j’ai eu du mal à me faire à l’idée que je n’avais pas affaire à un pays immense. J’étais stupéfait d’apprendre qu’une nation d’à peine huit millions d’âmes – soit un district de Pékin – avait donné naissance à autant de personnages et de marques célèbres. »

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